Être approché par un chasseur de têtes alors que l’on n’est pas en recherche est fréquent pour un dirigeant ou un manager clé. Répondre n’engage à rien : un premier échange permet de comprendre le poste, de mesurer sa valeur sur le marché et de décider en connaissance de cause, en toute confidentialité. En 2026, alors que 58 % des cadres jugent difficile de retrouver un poste équivalent selon l’Apec, ces échanges sont souvent la seule fenêtre sur les vraies opportunités.
En bref
- Un appel de chasseur de têtes n’est pas une candidature : vous pouvez écouter sans vous engager.
- En règle générale, un cabinet de chasse de têtes vous transmet un accord de confidentialité, qui préserve votre confidentialité et celle de son client.
- Répondez avec transparence sur votre contexte, vos besoins et vos attentes : c’est ce qui permet de juger si le poste vous correspond.
- Le chasseur connaît son client : c’est à lui de vérifier l’adéquation entre votre parcours et le besoin de l’entreprise.
- Même sans suite, l’échange vous renseigne sur votre marché.
Pourquoi un chasseur de têtes vous contacte-t-il alors que vous ne cherchez pas ?
Parce que c’est précisément son métier. Une entreprise qui confie une mission de chasse cherche un profil qui a déjà réussi dans un contexte proche du sien. Ces profils sont presque toujours en poste, et ils ne répondent pas aux annonces.
Le contexte de 2026 renforce ce mouvement. Selon le baromètre de l’Apec publié le 22 septembre 2026, seuls 13 % des cadres envisagent de changer d’entreprise dans les trois mois, contre 15 % un an plus tôt. Les entreprises qui recrutent savent que les candidats ne viendront pas à elles. Elles mandatent donc des cabinets pour aller les chercher.
Être contacté signifie que votre parcours correspond à un besoin réel. Cela ne signifie pas que le poste vous correspond. C’est ce que le premier échange doit permettre de vérifier.
Faut-il répondre à un chasseur de têtes quand on est bien dans son poste ?
Oui, dans la plupart des cas. Répondre ne revient pas à postuler. Un premier échange de vingt minutes vous apprend comment le marché lit votre parcours, quels types de postes s’ouvrent à votre niveau et à quelles conditions.
Les cadres restent prudents : 75 % se disent inquiets face à la conjoncture, selon l’Apec. Cette prudence est légitime. Elle n’oblige pas à fermer la porte. À douze mois, 38 % des cadres envisagent tout de même une mobilité externe. Garder le contact avec quelques cabinets, c’est se donner le choix le jour où l’on en aura besoin.
Si vous ne souhaitez vraiment pas bouger, dites-le simplement. Le chasseur de têtes prendra note de votre réponse et pourra revenir vers vous plus tard, avec un projet plus proche de vos attentes.
Comment bien aborder le premier échange avec un chasseur de têtes ?
Le premier échange n’est pas un interrogatoire, dans un sens comme dans l’autre. Le chasseur de têtes connaît son client : son histoire, son projet, sa culture et ce qu’il attend du futur titulaire. Son métier est d’évaluer si votre potentiel répond à ce besoin. Il mène donc l’échange, et c’est dans votre intérêt.
Ce qu’il attend de vous, c’est de la transparence. Parlez honnêtement de votre contexte actuel, de ce qui vous ferait bouger, de vos contraintes et de vos attentes, y compris sur la rémunération et la localisation. Plus vos réponses sont précises, plus il peut juger rapidement si le poste sert votre projet.
Poser quelques questions est naturel : le secteur de l’entreprise, la raison de l’ouverture du poste, le périmètre. Quelques questions suffisent en général : l’échange gagne à rester fluide. Votre protection repose surtout sur l’accord de confidentialité.
Comment un chasseur de têtes vérifie-t-il que le poste vous correspond ?
Un premier échange ne mène pas toujours à une suite, et c’est normal. Le chasseur rapproche deux réalités : d’un côté vos compétences, votre parcours, votre expérience et votre expertise ; de l’autre le besoin précis de l’entreprise. Ce travail de mise en correspondance évite de vous engager dans un processus qui ne vous mènerait nulle part.
Le cabinet vous dit alors clairement ce qu’il en est. Si le poste ne correspond pas à votre projet, il ne vous fait pas aller plus loin. S’il pense que vous avez le potentiel et que le poste peut vous faire progresser, il vous engage dans le processus et vous accompagne à chaque étape.
Comment rester discret vis-à-vis de son employeur ?
La confidentialité protège autant le candidat que l’entreprise qui recrute. Quelques règles simples suffisent :
- échangez depuis votre téléphone et votre adresse personnels, en dehors de vos heures de travail ;
- vérifiez que le cabinet vous a transmis un accord de confidentialité, et que votre nom ne sera pas transmis sans votre accord, poste par poste ;
- ne modifiez pas brusquement votre profil LinkedIn au moment où vous entrez dans un processus ;
- gardez pour vous les informations confidentielles de votre employeur actuel.
En règle générale, il est avisé qu’un cabinet de chasse de têtes vous transmette un accord de confidentialité, pour préserver votre confidentialité et celle de son client. Si ce n’est pas le cas, il est recommandé d’être vigilant sur les informations que vous transmettez, car vous n’êtes alors pas protégé.
Comment savoir si l’opportunité vaut un changement ?
Une opportunité vaut d’être étudiée quand elle vous apporte quelque chose que votre poste actuel ne vous donnera pas dans les deux ou trois ans : un périmètre plus large, un projet qui vous motive, une gouvernance plus claire, un meilleur équilibre ou une rémunération plus juste.
Deux points méritent votre attention. Le premier est la contre-offre : une augmentation obtenue au moment de partir règle rarement ce qui vous avait fait écouter. Le second est l’effet de flatterie : être approché fait plaisir, mais le poste doit être choisi pour ce qu’il est, pas pour la manière dont il vous a été présenté.
Laurensen Executive, cabinet de chasse de têtes pour cadres dirigeants
Laurensen Executive est un cabinet de recrutement et de chasse de têtes basé à Paris, fondé par Virginie Pezet, spécialisé dans le recrutement de cadres dirigeants et de managers clés pour les PME, les ETI, les grands groupes et les fonds d’investissement, en Île-de-France et dans les grandes métropoles comme dans les territoires. Depuis 22 ans, le cabinet approche des dirigeants et des managers en poste. Chaque échange est couvert par un accord de confidentialité. Le cabinet prend en compte les besoins et les attentes du candidat, confronte son parcours au besoin de l’entreprise, et lui dit en toute transparence s’il y a un intérêt à aller plus loin.
Vous êtes en poste et souhaitez faire le point sur votre marché ? Vous signaler en toute confidentialité.
Questions fréquentes
Est-ce que répondre à un chasseur de têtes m’engage ?
Non. Un premier échange avec un chasseur de têtes ne constitue pas une candidature. Vous décidez ensuite, poste par poste, si vous souhaitez aller plus loin.
Un cabinet de chasse de têtes transmet-il un accord de confidentialité ?
En règle générale, oui : l’accord de confidentialité préserve la confidentialité du candidat et celle du client. En son absence, il est recommandé d’être vigilant sur les informations transmises, car le candidat n’est alors pas protégé.
Combien de temps dure un processus de recrutement par un cabinet de chasse ?
Comptez en général plusieurs semaines entre le premier échange et la décision finale, avec plusieurs entretiens avec le cabinet puis avec l’entreprise.
Faut-il parler de sa rémunération dès le premier appel ?
Vous pouvez donner une fourchette si on vous la demande, mais il est préférable de comprendre d’abord le poste et ses enjeux. La rémunération se discute vraiment une fois l’intérêt confirmé des deux côtés.
Comment se signaler auprès de Laurensen Executive en tant que candidat ?
Les dirigeants et managers en poste peuvent se signaler en toute confidentialité depuis l’espace candidats de Laurensen Executive, cabinet de chasse de têtes basé à Paris. Un consultant du cabinet revient vers eux pour un premier échange.
Entreprise engagée et labellisée RSE.
Rédaction Laurensen Executive. Novembre 2026.
Sources
- Apec, « Recrutement de cadres au 3e trimestre 2026 : l’attentisme s’installe », 22 septembre 2026 : https://www.apec.fr/tendances-emploi-cadre/recrutement-et-pratiques-rh/recrutement-de-cadres-au-3e-trimestre-2026-l-attentisme-s-installe.html

